Dans l’exposition « The lake and other lies » Per Morten Abrahamsen présente quatre séries photographiques. Toutes, avec de nouvelles prises de vue et une nouvelle composition, sont une continuation d’œuvres antérieures dont la source d’inspiration est la période du romantisme tardif, revêtu d’une dystopie contemporaine.

Le travail de Per Morten Abrahamsen a toujours été soutenu par quelques valeurs récurrentes : la radicalité, la non-orthodoxie, la transgression. Il se caractérise également par un côté ludique, un désir de raconter des histoires et un constant défi à ses propres capacités d’expression. Abrahamsen travaille sur la photographie mise en scène, et il crée des scènes et des expressions qui représentent souvent une réalité altérée, où l’homme semble désarçonné et seul – en dépit de sa cohabitation avec d’autres.

Dans la série The lake, il travaille sur le paysage – nous nous trouvons de nuit au bord d’un lac, photographié sur une période d’un an. Les photographies sont d’apparence très sombre – l’eau, le ciel, les arbres et les buissons forment le cadre d’une immersion fragmentée dans une réalité absurde et isolée, où l’homme est dépeint comme nu et fragile. Les photos sont imprégnées de tristesse – un sentiment de fin et d’espoir perdu. Comme si une agression avait eu lieu – mais on ignore qui est la victime et qui est le coupable, la nature ou l’homme.

Dans la série Light, Abrahamsen a travaillé sur la lumière et les corps humains. Sur une des photos on voit des corps de femmes – passives, objectivées et sans vie. Sur une autre, cinq femmes debout, nues, les mains devant le visage. Sur d’autres nous voyons une interaction entre deux personnes, et sur d’autres encore un corps seul. Commune à toutes les photographies est la lumière. Un filament de lumière – un motif lumineux – traverse les corps comme un hôte non invité – une agression – une vérité qui zigzague au travers de l’instant et le fige, dans un état désagréable de néant. On a une impression de punition. Que quelque chose est arrivé et que ces instants hors du temps sont tout ce qui reste.

Enfin, Abrahamsen présente un certain nombre de portraits de Danois connus et inconnus, ainsi qu’une série de portraits «plastiques » où l’eau et le plastique pertubent les visages familiers qui semblent être des reflets irréels d’eux-mêmes.

Avec ces séries, Abrahamsen travaille sur la représentation des hommes et des femmes de notre temps. Sur la décadence et la folie de notre temps. Les œuvres peuvent être vues comme une critique non formulée de la société, et nous-mêmes comme les acteurs décisifs de l’avenir vers lequel nous allons. Où sommes-nous ? Vers quoi sommes-nous en route ?

Vernissage le 16 octobre à 19h
Mardi-vendredi 13h-19h
Samedi-dimanche 13h-18h
entrée libre

 

Contact presse Sarah Chevalier · sarche@um.dk · Tél. 01 44 31 21 78

 

 

 

Nous contacter

Nous contacter

Pin It on Pinterest